samedi 25 janvier 2014

Je voudrais être Dieu



Je voudrais être Dieu, tout en étant moi ,
Pour recommencer, refaire l'humanité,
Lui enlever le pouvoir de détruire, Lui ôter l'envie de nuire ....
Je voudrais être Dieu,tout en restant la femme,
Et enfanter des hommes à mon image,
Simples et joyeux, droits et consciencieux,
Des hommes capables d'aimer, sans aucune arrière pensée...
Je voudrais être Dieu, tout en étant aussi,
De la nature, des animaux, l'amie!
De la terre l'enfant chérie !
Je voudrais être Dieu ,savoir ce que je sais,
Et cet enfer pouvoir gommer,
Pour pouvoir, à L'univers,
L'humanité fusionner .....

MP



Publié par Méditation spontanée

vendredi 29 novembre 2013

Pourquoi méditer ?

« J’ai constaté que beaucoup de gens, pendant la méditation, s'ils ont un blocage quelque part, continuent à s’en occuper. Vous ne devez simplement pas vous en inquiéter, laissez-vous aller et cela va fonctionner de soi-même (le processus interne de méditation). Donc, vous n'avez à faire aucun effort : voilà ce qu’est la méditation. Méditer signifie s'exposer à la grâce de Dieu. Or la grâce sait d’elle-même comment vous guérir, elle sait comment vous reconstituer, comment s'installer dans votre être. Gardez votre Esprit éclairé car il sait tout. Donc, vous n'avez pas à vous inquiéter de ce que vous devez faire, quel nom vous devez dire ni quel mantra vous devez énoncer. En méditation, vous ne devez faire absolument aucun effort. Exposez-vous pleinement et vous devez être absolument en conscience sans pensée à ce moment-là. Supposons que vous ayez des pensées à cet instant, regardez simplement vos pensées, mais ne vous y impliquez pas.

... De même, le pouvoir omniprésent se met à agir. Vous n’avez pas à le manœuvrer, vous n’avez rien à y faire, ne faites simplement aucun effort. La nature reçoit juste le soleil, ses rayons commencent à agir ; de même, le pouvoir omniprésent commence à travailler. Vous n'avez pas à le manœuvrer, vous n'avez pas à faire quoi que ce soit à ce sujet. Ne faites simplement aucun effort, absolument aucun effort, ne dites pas de mantra... Cela continuera de fonctionner tant qu'il peut et (ce processus naturel de méditation) accomplira le miracle qu'il doit faire, vous n'avez pas à vous soucier de lui, il connaît son métier. Mais quand vous faites des efforts, vous créez en fait une barrière contre lui. Donc, aucun effort n'est nécessaire. Ne faites absolument aucun effort et dites : "laisse-toi aller, laisse couler" c'est tout. Aucun mantra, n’est nécessaire. » 

Shri Mataji, « comment méditer », Londres, 01/01/1980

"Votre vie est déterminée non pas tant par ce que la vie vous apporte que par l'attitude que vous apportez à la vie;. Non pas tant par ce qui vous arrive comme par la façon dont votre esprit ressemble à ce qui se passe"

Khalil Gibran

Pourquoi est-il si nécessaire de méditer ? Posons-nous la question. Pourquoi méditons-nous ? Pourquoi voulons-nous méditer ?

Est-ce seulement pour nous-même, notre besoin d'être en paix avec nous-même, ou est-ce pour nous connecter avec le Divin, notre Dieu Tout-Puissant ? Est-ce pour nous approcher un peu plus près de Dieu Tout-Puissant chaque jour ? 

Et nous approcher de Dieu Tout-Puissant, qu'entend-on nous par là ? 

Méditons dans le silence de notre être intérieur, et nous obtiendrons la réponse !

Publié par Méditation spontanée

mardi 19 novembre 2013

Vis !



" J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables...j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables...j'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi...j'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le proteger...j'ai ri quand il ne fallait pas...je me suis fait des amis éternels...j'ai aimé et l'ai été en retour...mais j'ai aussi été repoussé...j'ai été aimé et je n'ai pas su aimer...j'ai crié et sauté de tant de joie, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur tant de fois...j'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos...j'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire...j'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et...j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)...mais j'ai survécu....et je vis encore! et la vie, je ne m'en passe pas...Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer... Vis! Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant...parce que le monde appartient à celui qui ose. Et La Vie c'est beaucoup trop pour être insignifiante. " 

Charlie Chaplin

Publié par Méditation spontanée

jeudi 10 octobre 2013

Les Esséniens étaient des hommes et des femmes qui, psychiquement parlant, étaient en rapport aisé avec l'Invisible. Ils recevaient par conséquent eux-mêmes fréquemment des informations, des enseignements d' origine non terrestre et d’envergure cosmique, en prise avec le Divin pourrait-on dire. Il existait deux façons d’appartenir à la Communauté essénienne. Il y avait, bien sûr, les Esséniens des monastères, tel celui de Qumrân mais l'essentiel du ¨peuple essénien vivait quant à lui, dans de petits villages situés pour la plupart en Galilée. C'étaient des villages basés sur l’entraide et constituant une véritable Fraternité emprunte de discrétion. L’ensemble de cette Communauté observait un code de vie basé sur des règles de pureté physique, mentale et morale extrêmement importantes. La notion de possession, par ailleurs, était étrangère aux Esséniens. Dans leurs villages, on mettait tout en commun. À noter aussi que les Esséniens étaient très proches de la Nature et des forces de celle-ci. Chacun avait sa famille, son travail et oeuvrait avec ardeur dans le respect du Sacré de la vie, tout en se pliant aux Traditions globales du Judaïsme dont ils estimaient être des membres ¨à part¨. Le mode vie des Esséniens des villages était, je le rappelle, très différent de celui des moines de Qumrân, lesquels étaient remarquables pour leur grande rigidité. Ces derniers étaient des ascètes extrêmement intransigeants qui se conformaient beaucoup au code de vie du Lévitique, remarquable pour ses centaines d'interdits et d'obligations. De tels moines étaient des gens passablement - il faut le dire - intolérants. Ce n’est pas à eux que je me suis intéressé le plus mais à ceux des Communautés villageoises. Je dois toutefois ajouter que l’idéal de ces Communautés vivant par familles était également présent au monastère du Krmel, une énorme bâtisse située sur les hauteurs de l’actuelle ville de Haïfa. Il n’existe hélas plus de vestiges de celle-ci. À son emplacement se trouve actuellement un important temple de la foi Baha’ie. C’est entre ses murs qu’étaient instruits les enfants considérés comme les plus psychiquement doués de l’ensemble de la Fraternité essénienne. Les Esséniens vivaient sous un certain climat, dans une nature saine et avec très très peu de parasitage psychique. Vous savez, aujourd'hui nous sommes constamment pollués par une multitude de choses. Dans nos sociétés occidentales nous sommes agressés en permanence – je crois que le terme n’est pas trop fort - par des multitudes d'ondes : Nous avons toujours le cellulaire dans la main, notre cellulaire c'est notre petite télé et notre radio, n’est-ce pas ? C'est notre ordinateur portable aussi , on y collectionne des jeux vidéo, enfin bref, tout cela devient... tyrannique. Il ne faut surtout pas que l’on soit un seul instant seul avec soi-même ! Les informations affluent de partout, on dispose de je ne sais pas combien de canaux de télévision. En résumé, nous sommes sur-sollicités par ce qui constitue une incroyable pollution mentale et psychique et qui fait qu'on ne peut plus, de toute façon, être comme il y a quelques millénaires. Le temps où l'être humain fonctionnait d'une façon simple, intuitive et spontanée est totalement révolu. Par ailleurs, si on considère plus particulièrement les Esséniens, il faut réaliser le fait qu’ils mangeaient beaucoup moins que nous aujourd'hui. Leur organisme était moins encrassé que le nôtre. Dans le bassin méditerranéen, on sait qu’il y a un certain type de climat qui est propice à la frugalité . On sait aussi que dans les millénaires passés le corps physique était globalement beaucoup plus robuste qu'aujourd'hui et qu’il réagissait également beaucoup plus que le nôtre aux émanations subtiles de la Nature. Aujourd'hui, notre corps est, qu'on le veuille ou pas, imbibé d'une multitude de produits chimiques, substances qu'on absorbe par les poumons ou par l'alimentation, même si on essaie de manger le plus naturellement possible. Il ne faut pas se faire d'illusion à ce propos… nous avons des produits qui ne sont plus aussi sains qu'autrefois. Donc, oui, les Esséniens méditaient. Énormément de temps était consacré à la prière et la méditation, à la fois au monastère du Krmel, à Qumràn et dans les petits villages. La méditation n'a jamais été considérée - par ceux qui en connaissent vraiment la force – comme une façon de se soustraire au monde mais, au contraire, comme une façon d'être plus vivant au monde, d'être plus soi-même dans le monde et puis… de devenir une sorte d'intermédiaire entre les différentes expressions de la vie. Un méditant est un pont entre l'Invisible et le Visible, entre l'Éternité et l’illusion de la Matière. Meurois Givaudan 
De l'époque de Jésus-Christ, les esséniens nous ont laissé pratiquement les seuls textes qui constituent toutefois une grande bibliothèque. On a pu retrouver presque tous les livres de l'Ancien Testament avec cependant quelques nuances dans l'écriture, des commentaires, et des œuvres personnelles. Ces dernières sont de deux sortes en particulier : les unes véhiculent une pensée très orthodoxe, exigeant le respect des règles allant jusqu'aux moindres détails. Le rouleau du temple énonce les sacrifices (13.9), les exigences, et réclame de la part des moines un respect de la loi très rigoureux. Cette même règle entraîne en cas de non respect des punitions très strictes allant de la défense de parler pendant un laps de temps, jusqu'au bannissement pendant plusieurs années. D'autres manuscrits sont en revanche les support d'une pensée plus étonnante, voulant mettre l'accent sur les points essentiels de la religion. Ce sont des compositions originales. Les principales idées fondatrices du christianisme y sont récurrentes : la circoncision prônée est celle du cœur (Règle de la Communauté 5.5, Commentaire d'Habacuc 11.13) à défaut d'une circoncision charnelle, ce qui est prépondérant dans la pensée de Saint Paul. Ces manuscrits recèlent également d'autres sentences typiques du christianisme, et on peut croire que ces textes aient servi de brouillon aux Épîtres et aux Évangiles. Les points communs ne s'arrêtent pas à de simples affinités philosophiques. Les esséniens avaient un mode de vie en communauté, ils observaient la chasteté : ils n'avaient aucune femme. Ils pratiquaient la bénédiction du pain et du vin (Règle de la communauté, 6.5) ; ils se baptisaient ; ils s'interdisaient toute nourriture animale sauf le poisson. Tout cela était identique aux pratiques chrétiennes de l'antiquité et, plus tard, aux cathares. De plus, entre la fin de l'essénisme et le début du christianisme, il y a une cohésion évidente. Elle pousserait à prétendre que les esséniens, dès lors qu'ils cessèrent d'être «esséniens», furent «chrétiens». En effet, c'est seulement après 66-70 que le christianisme devint apostolique. Comme par hasard, il se développa immédiatement après, de la même façon que le bouddhisme s'étend aujourd'hui en Occident à cause de l'occupation du Tibet par les Chinois. À ceci s'ajoute l'incertitude quant à la datation exacte de Jésus-Christ, il ne serait pas impossible que celui-ci soit plus ancien qu'on ne le croit, raison pour laquelle le christianisme fut missionnaire bien après que le Christ fut mort.

 

 Publié par Méditation Spontanée

dimanche 4 août 2013

Le corps, le mental... et le silence !

AMBLARD PAULE - Le corps a ses raisons




L'oreille intérieure 


Dans la Bible, le verbe " écouter " revient comme une litanie : " Ecoute, Israël " ; " Ecoutez, maison de David " ; " Celui-ci est mon Fils bien aimé ; écoutez-le. " Un appel à dresser l'oreille ! Toutes les traditions religieuses font de l'ouïe un des fondements de l'évolution spirituelle. " Ouvrez l'oreille, ô moines. La voie est trouvée. Ecoutez-moi ", dit Bouddha dans le sermon de Bénarès. Ainsi, les représentations de l'Eveillé - c'est le sens du mot " bouddha " - avec ses longues oreilles symbolisent sa faculté d'écoute intérieure. En Chine, Laozi (Lao-Tseu) est appelé " longues oreilles ", ce qui est un signe de sagesse et d'immortalité. Le dieu Ganesha de l'Inde et les oreilles de sa tête d'éléphant sont les attributs de la connaissance. Ainsi parle-t-on, dans le Traité de la fleur d'or, enseignement indien, de " lumière auriculaire ".



Nous avons des oreilles, mais à quoi servent-elles ? Dans le brouhaha incessant du quotidien, agressions sonores extérieures et bourdonnement de nos pensées, dans le tapage de nos désirs et de nos frustrations, nous ne savons plus écouter. Nous sommes devenus sourds, seuls dans la forteresse vide de notre ego, incapables d'échanger, inattentifs à l'autre comme à nous-même. " L'esprit de l'homme s'est épaissi : Ils se sont bouché les oreilles ", dit Jésus rappelant les paroles du prophète Elie (Matthieu 13, 15). Comment échapper à cet encombrement du coeur, remettre la ligne en service ? 


Pour les Pères grecs, ces premiers théologiens du christianisme, l'écoute est un chemin d'éveil qui passe par le silence intérieur. Ainsi, au IVe siècle, Evagre le Pontique invite l'homme à faire taire ses pensées. Les moines savent l'importance du silence dont ils ont fait une règle de vie. L'écoute est un état d'accueil, un renoncement qui laisse place à une autre présence que soi-même. Se retirer au désert est symbolique de cette disponibilité intérieure. Dans ce recueillement, écouter permet d'entendre. " Qui ne se tait pas n'entend pas celui qui parle... Que ma terre se taise en Ta présence ", dit à Dieu Guigue II le Chartreux au XIIe siècle.

" Silence ! Tais-toi ! ", ordonne Jésus aux flots déchaînés (Marc 4, 39). Dans la Bible, la mer est le symbole du monde matériel et du coeur humain. Ainsi faut-il nous apaiser pour maîtriser le flot de nos pensées et nos tempêtes intérieures, retrouver le calme pour entendre. " Et le vent tomba et il se fit un grand calme. " (Marc 4, 39). L'écoute est un état d'attention. On tend l'oreille, geste de verticalité, de redressement de l'être.


Le mot " oreille " possède la même racine que le terme " ouverture ". Jésus devant le sourd qui parle difficilement met ses doigts dans les oreilles de l'homme et dit : " Ephatha " - ouvre-toi ! - (Marc 7, 34) Et l'homme parle avec facilité. Il se transforme. Son écoute le " dénoue ", il devient autre. Le sens de l'ouïe rend fécond. Abraham entend la Parole, il devient père d'une multitude de peuples. Marie écoute le message de l'ange, elle met au monde la Parole incarnée. Le Chema Israël - Ecoute, Israël - , prière du matin et du soir chez les juifs, est considéré comme un éveil à une nouvelle conscience. Ainsi dit-on de celui qui écoute qu'il " naît à nouveau ". 


L'oreille devient matrice, réceptacle d'un monde subtil, divin caché au coeur de l'homme. " Si tu désires voir, écoute d'abord, l'audition est un degré vers la vision ", enseigne Bernard de Clairvaux. Là aussi il s'agit de l'ouïe intérieure, de l'oreille du coeur. Est-ce un hasard si notre coeur est pourvu d'oreillettes ? "


Alors, comment parvenir à être à l'écoute ? A l'écoute de notre Soi ? A l'écoute de notre être intérieur ? Et non pas du monde extérieur ! Par la Réalisation du Soi !

Qu'en dit Ramana Maharshi ?

-"La Réalisation consiste à trouver qui vous êtes et à demeurer Cela, c'est-à-dire votre Soi 

Le Soi est donc connu, mais l'individu est malheureux parce qu'il confond le mental, le corps, avec le Soi. 

-Cette confusion est due à une fausse connaissance. Seule, l'élimination de cette fausse connaissance est nécessaire. Le résultat de cette élimination est la Réalisation.

 - L'ignorance, le doute, la fausse identification (égo, je, le corps) , les pensées sont les obstacles à  dissiper .  

- Lorsque l'ignorance vient à disparaître, ce qui reste se révèle de lui-même : le Soi"





Qu'en dit Shri Mataji ?

« Mais si quelque chose doit se passer et venir du Divin, et si c’est un processus divin, alors quelque chose doit se passer en nous, qui n'est pas à notre portée, quelque chose qui est au-delà de la portée de l'homme. Cela doit être une chose divine. Nous devons donc comprendre que, dans notre recherche, ce que nous devons voir, c'est une dimension supérieure à notre conscience. Dans cette dimension, vous devez devenir quelque chose, comme vous êtes devenu un être humain (après un long processus d’évolution). Vous n'êtes plus un singe, vous êtes un être humain aujourd'hui. De même, vous devez devenir autre chose.

La Réalisation du soi ou la connaissance de soi est la destination de l'évolution humaine et aussi de toutes les religions. C'est la dernière percée que l'être humain doit accomplir, et pour laquelle un mécanisme vivant est lové dans la colonne vertébrale et le cerveau humain. Ce mécanisme s'est établi progressivement au cours de l'évolution. Ce processus vivant fonctionne par son énergie, qui se manifeste dans le système nerveux parasympathique (canal central) et les deux côtés du système nerveux sympathique (canal droit et canal gauche)...

Pour nous connecter à cette énergie subtile, qui pénètre chaque atome et molécule, il existe aussi un pouvoir de pur désir qui réside dans l’os du sacrum, que l’on appelle Kundalini. "Kundal" signifie "enroulé", et cette Kundalini est enroulée en trois tours et demi…
La Kundalini est comme un câble servant à raccorder, comme chaque appareil électrique qui se connecte à la source principale d’énergie électrique. De même, quand l’énergie de cette Kundalini est éveillée, de petits fils commencent à s’éveiller, s’élever, et finissent par connecter l’être humain au Pouvoir omniprésent.
C’est un événement spontané, un processus vivant. … »
Et cette Kundalini est la mère intérieure, c’est un pouvoir qui prend soin de vous, qui nourrit. Cette mère ne fera jamais de compromis avec le fils. De même, si vous devenez la mère de votre être, vous devez prendre soin de vous-même. Vous vous nourrissez et vous nourrissez tous les autres aussi de la même manière. 

« …Pour commencer, la paix doit être en vous. Vous devez être paisible de l’intérieur, si vous n’êtes pas paisible, si vous essayez seulement de vous faire plaisir en vous disant « je suis paisible », malheureusement, vous vous trompez. La paix doit être appréciée de l’intérieur. Vous devez la sentir en vous. La paix doit être ressentie en vous-même.

Donc n'oubliez pas, vous devez entrer dans le royaume de Dieu avec une âme Réalisée, rien d'autre. Si vous vous rappelez cela, alors vous saurez que la première chose et la plus importante, c’est que votre croissance doit avoir lieu. Or, la croissance de ces racines, qui sont dans notre cerveau, ne se fait que lorsque nous le nourrissons avec la Kundalini. Pour le nourrir avec la Kundalini, la Kundalini doit s’élever. Pour que la Kundalini s’élève bien, nous devons pratiquer l’élévation de la Kundalini et l'ouverture des chakras.

"Donc, nous devons mûrir. Or, comment mûrir? Nous mûrissons par la méditation, par l’état de "nirvichara", la conscience sans pensée.Vous devez être en conscience sans pensée pour grandir, sinon vous ne pouvez pas évoluer. Or, vous devriez mettre en pratique cette conscience sans pensée, vous devriez vous retrouver sans pensée. C’est en conscience sans pensée que la spontanéité fonctionne, sinon ça ne fonctionne pas. Si vous planifiez tout, vous faites tout (ainsi), cela ne marchera pas. Si vous vous en remettez à votre spontanéité, cela réussira.

 Donc, ce que vous appelez mûrir, se fait par la méditation en "nirvichara", en conscience sans pensée. A moins d’étendre cet état de conscience sans pensée, vous ne pouvez pas mûrir, car ce n’est qu’au présent qu’on peut mûrir et le présent, c’est la conscience sans pensée"

24/07/1994

« Maintenant, vous devez tout d'abord faire que votre Kundalini soit calme. Ensuite, vous devez devenir d’une façon telle que vous êtes en "nirvichara" (conscience sans pensée,c'est important, parce que ce n’est qu’en "nirvichara" que votre Kundalini se développe. C'est un aspect que vous devez comprendre. 

Alors, la Kundalini arrêtera vos pensées, aucun doute à ce sujet. Mais tout d'abord, vous devez voir les deux types de pensées. La première est une pensée de type questionnement, l’autre est une pensée d’attraction envers les choses ... Alors, permettez-vous d’être sans pensée. Or, quand vous commencez à faire cela, voyez-vous, une pensée survient, alors vous devriez dire: "Je pardonne". Si vous dites: "Je pardonne, je pardonne" la pensée partira.

« Comment méditer », Londres, 01/01/1980

Publié par Méditation spontanée

dimanche 21 juillet 2013

Bouddha



Devenir une personne éveillée... comme Bouddha, comment atteindre la nature de Bouddha ?

1 - La vie est souffrance
2 - L'origine de la souffrance
3 - La cessation de la souffrance
4 - Le chemin qui conduit à la cessation de la souffrance,

telles sont les 4 vérités enseignées par le Bouddha.

Le chemin qui conduit au Nirvana, c'est la pratique de la méditation : faire le silence en soi, et transmuter ses émotions, ses pensées, alors on trouve un état de l'être qui n'est plus attaché à ce moi individuel ; on est dans le Tout. La vacuité est un accueil de quelque chose qui appartient à l'ensemble du Cosmos qui n'est plus notre petit moi individuel, attaché.

La révélation de Bouddha est l'illumination. Pendant 45 ans, il va faire des disciples, faire exploser le système des castes, insister sur le fait que chaque individu est appelé à la liberté intérieure, de l'égalité de tous les êtres humains, y compris les femmes.

Lorsque le Bouddha a voulu convaincre de la véracité de sa doctrine, surtout envers les brahmanes incrédules, il a dû réaliser des prodiges pour "prouver" ses dires.

Bouddha s'est présenté comme un thérapeute, il communique des remèdes aux souffrances. Pour lui, Il est important de dépasser le mental, l'ignorance pour arriver au but ultime de la quête : atteindre la libération, et là intervient le Nirvana, possibilité de sortir de notre état ou sans cesse on va revenir dans une nouvelle incarnation pour atteindre un absolu. 

Cet absolu, c'est de n'être plus rien à l'intérieur de l'absolu ; être ou ne pas être, est une fausse idée. Nous dégager de nos perceptions erronées ; naître, mourir, venir, partir, éliminer nos émotions pour être libre, ne pas avoir peur est base du véritable bonheur. Regarder ces phénomènes comme n'ayant aucune importance face à l'absolu. 

Dernières paroles de Bouddha : "tous les composants de l'être sont éphémères, luttez avec attention et ardeur".

Quand on est libéré du désir, on n'est plus voué à renaître !

Le bouddhisme va évoluer dans le bienveillance, le respect, la compassion, mais de vouloir le bien de tous les êtres vivants, par conséquent de vouloir activement l'éveil de tous les êtres vivants. C'est une voie d'autonomie dans la grande compassion active.

Bouddha a toujours dit : "c'est à vous de réfléchir, si cela vous convient, vous prenez, sinon vous laissez de côté. En tant que Bouddha, je ne vais pas pouvoir laver vos fautes avec mes mains, je ne vais pas pouvoir retirer la douleur comme on retire une écharde, c'est à vous de faire le travail.

" Si tu ne peux pas faire par ta propre expérience ce que je t'ai enseigné, ne suis pas mon enseignement ; ne t'attache pas à moi comme Maître extérieur. Mon enseignement doit devenir quelque chose qui doit te permettre de faire toi-même l'expérience que j'ai faite.

Bouddha ne transmet pas un dogme, une croyance, il transmet les modalités d'une expérience que chacun doit refaire.

Chacun d'entre nous peut devenir un Bouddha, c'est ce que le Bouddha a dit : "nous pouvons tous trouver l'éveil... quand vous avez cette sagesse, vous n'êtes plus un mortel, vous devenez un Surnaturel.


Publié par Méditation spontanée

dimanche 19 mai 2013

Kabir dit : "Le Seigneur qui ravissait mes yeux s'est uni à moi"

Pourquoi parler quand l'esprit est en extase?
Les diamants bien enveloppés dans ma tunique, à quoi bon l'ouvrir sans cesse pour vérifier?
Lorsqu'il n'était pas chargé, le plateau de la balance se dressait, maintenant qu'il est plein inutile de le charger encore.
Le cygne parvenu au lac par-delà les montagnes voudrait-il encore retourner aux mares boueuses?
Votre Seigneur est en vous : pourquoi tourner vos yeux vers l'extérieur?
Kabir dit : "Le Seigneur qui ravissait mes yeux s'est uni à moi."

Entre les pôles du conscient et de l’inconscient, l’esprit se balance
À cette balançoire sont suspendus tous les êtres et tous les mondes ; et cette balançoire ne cesse jamais de se balancer.
Des millions d’êtres y sont accrochés : le soleil et la lune, dans leur course, s’y balancent.
Des millions d’âges passent et toujours la balançoire se balance.
Tout est balancé : le ciel et la terre et l’air et l’eau, et le Seigneur Lui-même qui se personnifie
Et la vue de tout ceci a fait de Kabir le serviteur de son Dieu.

La lumière du soleil, de la lune et des étoiles brille d’un vif éclat : la Mélodie de l’amour monte toujours plus haut et le rythme du pur amour bat la mesure. 
Jour et nuit le Chœur musical remplit les cieux ; et Kabir dit : Mon Unique Bien-Aimé m’éblouit comme l’éclair au ciel. 
Savez-vous comment les instants disent leur adoration ? 
Brandissant son cercle de lumières, l’Univers, jour et nuit, chante en adorant. 
Là se cachent la bannière et les célestes lambris ; 
Là le son des cloches invisibles se fait entendre ; 
Là, dit Kabir, l’adoration ne cesse jamais ; là le Seigneur de l’Univers est assis sur son trône. 
Le monde entier fait son œuvre et commet ses erreurs : mais peu nombreux sont les amoureux qui connaissent le Bien-Aimé. 
Comme se mélangent les eaux du Gange et de la Jumna, ainsi se mêlent, dans le cœur du chercheur pieux, les deux courants de l’amour et du sacrifice. 
Dans son cœur l’eau Sacrée s’épanche jour et nuit ; et ainsi s’achève le cycle des naissances et des morts.


Publié par Méditation spontanée